Le pouvoir des mots…

Le pouvoir des mots est extraordinaire…Ils font rire, pleurer, réfléchir et mûrir, ils font du bien et parfois beaucoup de mal, ils unissent et séparent, ils renforcent et font grandir.

Ils sont le commencement…

Le commencement d’un échange, d’un rapprochement, d’une relation. Le début d’un écrit, l’origine d’une correspondance, le début de ce qui fait naître en nous un petit quelque chose… Les mots ont ce pouvoir, le pouvoir de nous offrir le savoir. Le savoir par lequel nous avons été privilégié, le savoir qui nous invite à savoir être, savoir vivre, savoir pratiquer, savoir ressentir…Le savoir qui fait de nous des êtres responsables et qui exige de nous de nous ouvrir à toutes les connaissances…Ce savoir qui nous entraîne sur le chemin de la connaissance de soi, de la connaissance de Dieu…

Notre connaissance de Dieu qui ne peut se faire qu’en ouvrant son cœur et son âme pour recevoir la plus belle parole qui soit : la parole d’Allah. « Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah… » [1]

Comment pouvons-nous avoir ce trésor entre les mains et être si indifférents ? Allah nous parle, nous conseille, nous met en garde, nous rassure, nous apaise… Il nous invite à être la meilleure version de nous-mêmes… Mais pour y arriver nous devons être disposés à recevoir ce savoir, à chercher, à comprendre, à être bousculés, à fournir des efforts, à troubler nos habitudes, à s’ouvrir à l’instruction… Abou Bakr avait établi une profonde et forte relation avec son Seigneur.

Ibn ‘Ayyâsh dit à son sujet : « Abû Bakr n’a pas dépassé les autres compagnons par sa prière ou son jeûne, mais par quelque chose qui s’est enracinée dans son cœur ». Cette merveilleuse chose est la foi…Cette foi dont Allah nous confie : « Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l’aurais vu s’humilier et se fendre par crainte d’Allah. » [2]

« Si un individu cherche à prendre en modèle quelqu’un, qu’il se conforme au comportement des compagnons du Prophète. Ils étaient les gens les plus pieux de cette communauté, les plus savants, les moins prétentieux et ceux dont la guidance était la meilleure et ils étaient clairvoyants. C’était des gens élus par Dieu pour être les compagnons de Son envoyé et pour rétablir sa religion. Sachez reconnaître leur valeur et leur mérite et suivez leur trace car ils étaient sur la voie de la guidance »[3]

« N’est-il pas vrai que le coran que nous récitons aujourd’hui est le même que celui que récitaient nos prédécesseurs ? Que nous est-il donc arrivé, nous les gens de cette époque…? » [4]

Les gens de cette époque ne lisent plus, les gens de cette époque ne recherchent plus, les gens de cette époque ont oublié… Nous avons oublié que nous sommes de grands privilégiés, Allah nous a favorisé par la foi et c’est le plus grand bien qui existe sur cette terre.

Dans ce monde où tout va trop vite, prenons le temps de nous arrêter, d’observer, de questionner, de méditer. Il est peut-être temps de renouer avec Le Coran, de renouer avec le savoir, de se dire que le plus important n’est pas d’où l’on vient; nous avons tous un passé, des manquements, des blessures, mais c’est souvent ce qui fait notre force, notre résistance, notre volonté, et c’est ce qui anime notre cœur…

« O vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous fait vivre, et sachez qu’Allah s’interpose entre l’homme et son cœur, et que c’est vers Lui que vous serez rassemblés. » [5]

Les mots ont ce pouvoir, celui de faire naître en nous ce petit quelque chose…

[1] Sourate la famille de Imran 110

[2](Sourate 59, v.21)

[3] Parole de ‘abdullah ibn mas’ud. Rapporté par Ahmed

[4]Cheikh Farid Al Ansari « Autour du coran »

[5] Al Anfal – 24