Le sucre…ce fléau!

Il est partout dans notre alimentation et ce depuis notre plus jeune âge.  C’est le compagnon idéal lors de nos petites fringales, on ne peut plus s’en passer, plus c’est sucré, plus c’est bon ! 

Depuis de nombreuses années, l’industrie agro-alimentaire nous inonde de tous leurs produits à base de sucres ajoutés avec en première ligne les boissons sucrées, les bonbons et les biscuits industriels. Le sucre est avant tout une source énergétique non négligeable et indispensable pour notre corps. Il se retrouve naturellement dans certains aliments comme les fruits, les légumes et le lait qui possèdent par ailleurs une valeur nutritive élevée et apportent à l’organisme des fibres, des vitamines et des minéraux. Les sucres ajoutés correspondent à tous les sucres (sucre de table, sucre de canne, sirops, miel,…) ajoutés aux boissons ou aux aliments. Les sucres libres correspondent aux sucres ajoutés ainsi qu’aux sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus et les concentrés de fruits. La consommation en sucre total (tout sucre confondu) est en discrète augmentation (15-20 %)  par rapport à il y a 50 ans. On estime son apport énergique journalier à 20% en moyenne ce qui représente +/- 100 gr/jour.

6 cuillères à café par jour

L’organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ramener l’apport en sucres libres à moins de 10% de l’apport énergétique journalier totale chez l’adulte et l’enfant (+/- 50 gr). Il serait encore meilleur pour la santé de réduire l’apport en sucres à moins de 5% de l’apport énergétique journalier totale (+/- 25 grammes soit 6 cuillères à café). Une étude récente a démontré que 41% de la population (France) consommaient trop de sucre, ce qui a un impact direct sur la survenue de multiples pathologies comme le diabète, l’obésité, les maladies cardio-vasculaire ainsi que les affections bucco-dentaires comme les caries. Ces pathologies augmentent le risque de certains cancers, notamment les cancers colorectaux, ainsi que certaines maladies chroniques comme l’insuffisance rénale ou le développement d’un foie stéatosique (gras). Au niveau cérébral, la surconsommation de sucre a un impact sur notre capacité de mémorisation, sur notre concentration et selon certaines études, elle pourrait être un facteur de risque de développement de la maladie d’Alzheimer.

Il est dès lors primordial de faire attention à notre alimentation et celle de nos enfants : notre corps est un dépôt et nous devrons rendre des comptes à ce sujet.

« Et mangez et buvez; et ne commettez pas d’excès, car Il [Allah] n’aime pas ceux qui commettent des excès. »  (Sourate 7/ Verset 31)

Quels sont les pistes pour diminuer notre consommation en sucre ?

La première habitude à prendre est de remplacer les boissons sucrées de type soda et autres poisons en tous genres, par de l’eau. En plus de ces nombreuses propriétés bénéfiques pour le corps, l’eau a un indice calorifique nul. Éviter les boissons lactées industrielles contenant une quantité importante de sucre ajouté et buvez du lait naturel. Privilégier les fruits frais ou à défaut les jus de fruits pressés sans sucres ajoutés aux jus de « fruits » industriels. Il faut également bannir de notre alimentation, autant que possible, toutes friandises, bonbons, biscuits industriels et aliments transformés afin de revenir à des pâtisseries « faites maison » où l’on pourra moduler et contrôler le taux de sucre. On trouve de nos jours sur internet de nombreuses recettes faciles à réaliser et rapides. Les fruits secs sont également une bonne alternative lors du goûter par exemple ou même pour le déjeuner. Enfin privilégier les sucres naturels ayant un faible indice glycémique au sucre blanc: le sucre de coco, le miel naturel, le sirop d’agave, …

Il est clair et évident, qu’aucun changement ne peut se faire du jour au lendemain, le travail est long mais la récompense est de taille. Commençons petit à petit à changer nos habitudes alimentaires en se rappelant que notre cerveau et notre corps, en particulier chez les enfants, sont très malléables et s’adaptent très vite au changement. Dès lors, la fatalité ne peut être une excuse à notre réforme.

 

R.G.