Abattage rituel: trois questions à …

Trois questions à …

Jamal Ikazban, chef de groupe PS au parlement bruxellois

La loi sur l’interdiction de l’abattage rituel sans étourdissement est passée en Flandre et Wallonie, mais ce n’est pas encore le cas à Bruxelles.

  • Cela ne devrait pas tarder?

Non, nous nous sommes opposés contre toute volonté d’interdiction. Ce n’est clairement pas à l’agenda! Des propositions ont émané de la part de certaines formations politiques (Groen, N-Va et MR) mais nous avons même rejeté qu’il soit mis à l’ordre du jour.

  • Il n’y a donc pas de raison de s’inquiéter?

Je ne dis pas qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter mais je rappelle et précise qu’en ce qui concerne le parlement bruxellois, il y a eu des tentatives. Mais en ce qui concerne cette législature, nous continuerons mon groupe, le PS, de nous opposer à toute inscription de cette interdiction dans la loi. Pour ce qui est des prochaines législatures, je ne peux m’avancer, cela dépendra des résultats du scrutin. Néanmoins, cela ne nous empêche pas de réfléchir sur la question du bien-être animal.
« A Bruxelles, l’interdiction de l’abattage rituel n’est pas à l’ordre du jour » J.IKazban, chef de groupe PS au parlement bruxellois.

  • Souvent, le halal est mis en opposition avec le bien-être animal.

Je réfute totalement. Si l’animal est réellement abattu selon le rite, il ne souffre pas. La viande halal et casher ne représentent au final qu’une infime partie par rapport à l’ensemble de la viande mise sur le marché. C’est un débat hypocrite à mon sens. Nous ne devons pas toucher à la liberté religieuse mais il est clair que nous pouvons prévoir des aménagements, des procédures pour le bien-être animal.